Du paradis à l'enfer

Un sourire qui s'est malheureusement estompée au fur et à mesure
Elle avait fait un début de table finale tout en maîtrise, passant de 3.5 millions de jetons à plus de 5, et puis patatra. La descente aux enfers commence pour elle dans un coup où trouver une porte de sortie était mission impossible.
Avec 10♥10♠ et en position de chip leader, elle relance UTG, et le tchèque Jakub Sterba décide de lui tendre un piège en payant seulement avec K♦K♣ au Hij-jack. Une idée saluée par Julien Martini au commentaire. Le reste de la table fold, et notre française se retrouve dans un tête à tête à haut danger. Sur un flop 5♠6♠2♠, Cecile check. Jakub décide de miser la moitié du pot, pas d’autre choix que de payer pour la française. Qui check une deuxième fois sur un J♥. Le tchèque met une deuxième mise très chère, 800K dans 1.3 million. La river est une brique, un 2♣, 3ème check consécutif de Cecile. De son côté Jakub referme son piège en annonçant « all-in » pour 1.5 million dans un pot qui en fait déjà 3. On sent que notre joueuse est très embêté, mais elle nous le dira plus tard « avec le 10♠ en main c’est impossible de passer ». Elle paye et ses cartes finissent dans le muck. La voila qui retombe à moins de 3 millions de jetons, 29 blindes à ce moment du tournoi.
Et la suite ne va pas aller en s’arrangeant, malgré un gros fold un peu plus tard avec deux paires river contre une quinte en face. Elle descend petit à petit dans le classement, jusqu’au coup fatidique qui mettra fin à son tournoi.
Sur des blindes 60/120K et alors qu’ils ne sont plus que 4 à table, Cecile prend le spot de shove en petite blinde sur un open d’Omar Lakhdari. Avec à peine plus de 10 blindes, A♥6♥ suffit pour mettre son tapis et ses espoirs de titre en jeu. Mais Omar à 8♥8♦ en main et ne peut pas passer cette main. Pas d’as au tableau, encore moins de coeur, et s’en est finit de l’exceptionnel parcours de notre dernière chance française dans ce Main Event qui nous quitte au pied du podium er repart avec 37 600 € pour sa performance.
Malgré tout avec 3 tables finales sur 3 tournois joués, on peut qualifier ce festival comme une réussite. « La régularité c’est le plus important, nous confie-t-elle. Le travail paye, il n’y a pas de secret. C’était vraiment un festival sympa, je suis contente d’être venue ». On veut bien te croire Cecile, et on ne s’inquiète pas le moins du monde pour toi, il reste encore beaucoup de belles choses à venir !
Paul Koessler